29.11.2006

Un weekend chargé de votations et d’élections

medium_Drapeau_Suisse.gifLa Suisse a dit clairement OUI pour la 3è fois consécutivement à la construction européenne en moins de 18 mois, ce qu’aucun autre pays de l’UE n’a pu faire par le passé. Elle a ratifié à 53,42% la loi sur la coopération à l’Est ainsi que l’harmonisation des allocations familiales au niveau fédéral afin de cesser les disparités qui pouvaient exister entre les différents cantons. Alors que seule l’extrême-droite et la droite populisto-nationaliste ainsi que la droite ultra-religieuse (protestante et catholique) combattaient le Milliard de Cohésion, la droite molle  et populiste s’opposaient à l’harmonisation des allocations familiales. En fait, seuls le Parti Radical (PRD), le Parti Libéral (PLS) et l’Union Démocratique du Centre (UDC) ainsi que le Parti Catholique Conservateur (PCC) plaidaient contre l’harmonisation. Tous les autres partis, de l’extrême-gauche à l’extrême-droite étaient en faveur de ce projet.C’est une victoire pour la Suisse, pour l’Europe et pour les familles.
 
Alors complètement sonnée par sa défaite il y a un mois sur les lois sur l’Asile et les Etrangers, la Gauche (et également à moindre mesure le PDC) a repris du poil de la bête avec un soutien massif du Peuple avec un OUI à 68% ! Ce vote qui a porté sur plus de quinze ans de tractations et de délibérations au Parlement (!) aura eu le mérite de cesser les disparités cantonales entre des cantons peu généreux avec les familles et d’autres très généreux. Ainsi, alors que la République et Canton du Jura allouait CHF 150.- (nonante-quatre euros) par enfant et le Valais plus de CHF 250.- (cent cinquante-sept euros), tous les cantons devront allouer au minimum 200.- (cent vingt-cinq euros) par mois et par enfant à chaque famille, indépendamment du niveau social des parents, et de CHF 250.- (cent cinquante-sept euros) pour chaque jeune en formation. Les cantons ayant des allocations supérieures à ces montants pourront continuer à verser plus s’ils le désirent. C’est donc un vote utile et logique, permettant ainsi aux familles d’avoir des enfants, sans que cela soit un poids de plus. Ce vote et cette harmonisation place la Suisse au quatrième rang au niveau européen dans les pays les plus généreux, après le Luxembourg, le Lichtenstein et l’Autriche. Les cantons latins, à l’exception du Tessin qui a refusé majoritairement le Milliard de Cohésion, se sont chaque fois prononcés en faveur des deux objets, les cantons alémaniques les plus favorables étant Berne, Zurich et évidemment Bâle-Ville, dont la réputation social-libérale et pro-européenne n’est plus à démontrer depuis des années. Seul le demi-canton d’Appenzell Intérieur, ce même canton ayant alloué le droit de vote aux femmes en 1991 au niveau cantonal, s’est prononcé contre les allocations familiales. Comme quoi, ce petit demi-canton cultive sa fermeture au niveau de l’ONU, de l’Europe, du Monde, des Femmes et des Familles. Pour être polémique et mauvaise langue, le slogan Kinder-Küsche-Kirsche aurait eu du mal dans ce « demi » Etat ultra-catholique et conservatrice.Au niveau cantonal, Soleure s’est doté d’une loi des plus restrictives contre le tabagisme, interdisant la vente aux moins de 16 ans, interdisant la publicité du tabac dans les lieux publics et les rues, ainsi qu’une interdiction totale de la fumée dans tous les lieux publics, hôpitaux, bars, cafés, restaurants. Les votants avaient le choix entre deux initiatives populaires, ils ont choisi par 55,6% l’initiative la plus restrictive et suivent ainsi la République du Tessin qui a voté à plus de 80% une interdiction dans les lieux publics.

Toujours en imitant d’autres cantons, Zurich s’est prononcé en faveur du français dans les écoles primaires. L’initiative populaire estimait que l’apprentissage du français en 5è et de l’anglais dès la 3è année était un poids pour les écoliers et voulait faire apprendre le français dès la 7è années, soit trois ans avant la fin de l’école obligatoire. Par 58,5%, le souverain zurichois a décidé de donner au français une importance non-négligeable suivant ainsi Schaffhouse, la Thrugovie et Zoug. Ce vote est important pour la cohésion nationale, le respect et l’enseignement des autres langues officielles du pays. Il est d’ailleurs très intéressant de remarquer que ces initiatives ont été repoussées dans des cantons qui sont relativement éloignés de la Romandie et où le français n’a pas vraiment d’influence sur la vie future des écoliers, l’anglais et l’allemand étant des langues importantes. Quoiqu’il en soit, le plurilinguisme et le fait d’être polyglotte ne peut qu’être un avantage que ces cantons suisses ont compris.

Finalement, Aargovie, Uri et Zoug ont approuvé une baisse importante des impôts. Zoug devient dès lors de top-du-top des paradis fiscaux en Europe. La gauche avait lancé le référendum contre cette loi estimant que c’était une perte catastrophique pour l’Etat. Les Zougois n’ont n’en pas tenu compte.

Finalement dans le canton de Fribourg, la Gauche et le PS a tenu bon contre une droite en appetit et pendant de longs moments durant l’après-midi, la gauche croyait avoir perdu un de ses sièges au Conseil d’Etat, l’Exécutif du Canton.

Si au niveau fiscal la Gauche a perdu des scrutins importants, les non-fumeurs, les familles et l’Europe a gagné ce weekend. C’est donc une bonne nouvelle. Alors que seul le Monde, trois journaux en Autriche et 2 journaux en Allemagne ont relaté les faits de l’acceptation du Milliard de Cohésion, les Ambassadeurs des pays touchant l’aide de la Suisse ont estimé que c’était relativement normal et que la Suisse bénéficiait plus de cet accord que n’importe qui d’autre. C’est clairement à mon avis un message faux et injuste. Ces accords bilatéraux satisfont l’UE et la Suisse, aucun remerciement larmoyant n’était demandé. Mais la fine-bouche de certains pays qui toucheront cette aide était déplacée.

Le vote sur l’acceptation du Milliard de Cohésion est important. Il démontre que la Suisse et ses habitants savent dire non ou oui à l’Europe et à Bruxelles, trouver des solutions satisfaisantes pour les deux parties et monnayant des traités avec des gains mais des pertes également des deux côtés. N’oublions pas qu’aujourd’hui, la Suisse, sans être membre de l’Union Européenne, a peut-être fait preuve d’une maturité qui ne saurait être retrouvée dans la plupart des pays membres de l’UE. Inutile de rappeler le NON au Traité de Nice par les Irlandais, et les NON au TCE par la France et les Pays-Bas.

20.11.2006

1 Milliard pour l'UE et l'Est

medium_bilat100.jpgLa Suisse votera le 26 novembre pour confirmer ou infirmer la décision du Parlement impliquant un fond de cohésion d’un milliard de francs (627 mio d’Euros) versé par la Suisse aux dix nouveaux pays membres de l’Union Européenne (UE).
Ce vote finalisera les Secondes Bilatérales conclues entre la Suisse et l’UE notamment déjà entamées avec l’adhésion de la Suisse aux accords Schengen et Dublin.

Ce vote est crucial. Il clôturera la politique bilatérale menée entre la Suisse et l’UE depuis son refus en décembre nonante-deux d’intégrer l’Espace Economique Européen.

Pendant plusieurs années, j’ai fait partie du Nouveau Mouvement Européen Suisse (NOMES) principal lobby politique proeuropéen en Suisse militant pour l’adhésion. Bien que la Suisse ait gelé son adhésion en 1992, l’UE a toujours dans ses tiroirs la demande d’adhésion helvétique. Et depuis 1992, la Suisse avance à petits pas, hélas pour le NOMES, quant à la possibilité de rejoindre l'UE.
 
medium_kampaElement_fr.pngConcrètement qu’est-ce que cela impliquera pour la Suisse ? La Suisse versera sur cinq ans cinq fois 200 mio de francs suisses à des projets divers aux dix nouveaux pays membres de l’UE. En fait, ce crédit, ce don, est une continuation logique de la politique de développement menée par la Suisse dans les anciens pays de l’Est depuis le début des années nonantes. Le comité anti-référendaire de gauche estime que depuis 1990, la Confédération a dépensé plus de trois milliards de francs répartis sur plus de 1000 projets différents dans des domaines de promotion de la paix, de développement économique et social, dans la formation ou dans le domaine de la santé. Pour la Gauche et la Droite modérée, c’est une politique de développement « durable » de ces pays qui sert à la stabilisation démocratique et à la pacification du continent européen. Pour le comité anti-référendaire de droite, c’est aussi un investissement à long terme : investir pour obtenir des retombées économiques providentielles pour la Suisse. Cela est un pas important pour l’intégration de la Suisse au sein du l’UE. Personnellement, je pense qu’avec ces accords bilatéraux, la Suisse n’aurait plus vraiment intérêt à rejoindre l’UE pas très démocratique à mon goût pour l’instant. De par sa taille et le nombre de ses habitants, même en coalition avec d’autres petits pays, la Suisse ne ferait pas le poids contre une alliance Pologne-France-Allemagne. D’autant plus que sa situation particulière de sa société qui la compose (4 langues nationales, 3 religions officielles et 23 Etats souverains) et le respect des décisions fédéralistes sont pour l’instant incompatibles avec la construction actuelle de l’UE.medium_Flyer-f1.jpg
 
L’Union Démocratique du Centre (UDC), plus grand parti de Suisse et parti anti-UE a lancé le référendum contre cette loi allouant ce milliard de francs pour les raisons suivantes : l’UDC estime que cette loi est un chèque en blanc permettant au Parlement de continuer à verser de l’argent à l’UE sans que le peuple puisse se prononcer à l’avenir et que l’UE utilise la Suisse comme banquier privé de l’UE, cette dernière aurait demandé à la Confédération de dépenser plus de 370 mio de CHF pour l’intégration de la Bulgarie et de la Roumanie. Pour l’UDC et le comité référendaire, la Suisse se trouverait dans une situation inégale face à l’UE qui en contrepartie n’offre rien à la Suisse, et qui de plus demande à la Suisse de payer pour quelque chose qui n’a pas été compris dans les accords bilatéraux.
 
medium_sau-g-f.gifPour ma part, je voterai OUI à cette loi. Elle montre à l’UE que l’on peut être hors de cette dernière et contribuer à la faire évoluer, tout en gardant ses spécificités et en permettant de financer à notre façon la construction européenne. Il est cependant intéressant de noter que le déficit démocratique, même à sa plus simple signification, de l’UE est flagrant. Alors qu’aucun corps électif des pays de l’UE des 15 ne s’est prononcé pour ou contre l’adhésion des 10 nouveaux pays membres, la Suisse, sans en faire partie, se sera prononcé par deux fois. Une fois en septembre 2005 pour confirmer l’extension des accords bilatéraux I conclus entre l’UE15 et dès lors à l’UE25 mais également pour financer son développement à l’Est principalement.

La Suisse s’européanise en quelque sorte petit à petit, et se dote de lois « euro compatibles. » L’acceptation de ce milliard de cohésion parachèvera la pseudo intégration de la Suisse au sein de l’UE. Ayant signé deux paquets de bilatérales avec l’UE, permettant l’utilisation de l’Euro dans la plupart des grands commerces, à la poste et dans les trains, membre désormais de Schengen et Dublin, la Suisse, sans pouvoir de décision, sera bientôt plus « européenne » que le Royaume-Uni dans la pratique. Sans réel frais de cotisation, elle bénéficiera de tous les avantages de l’UE sans en faire partie pleinement. On pourrait penser que c’est de l’opportunisme mal placé mais l’UE doit certainement s’en accommoder. Si elle le désirait, Bruxelles pourrait faire plier la Suisse en deux temps trois mouvements par des moyens de pressions très efficaces et obligerait la Confédération à intégrer une improbable nouvelle UE à 28... Elle n’en fera rien et je pense sincèrement que le secret bancaire tant décrié par Bruxelles doit probablement lui servir à quelque chose.

Dire OUI à cette loi est bénéfique pour les pros et anti-UE. Bénéfique dans le sens que la Suisse aura rempli son contrat envers l’UE pour les pro-UE et bénéfique également dans le sens qu’elle n’aura plus rien à demander ni à donner à l’UE pour les anti-UE. Mais avant tout, dire OUI c’est être responsable, solidaire, et convaincu que même si l’UE d’aujourd’hui n’est pas très « sexy », elle est encore jeune et à de longues années devant elle pour s’améliorer, se bonifier, se renforcer. La Suisse fait partie intégrale de la communauté culturelle et sociale de l’Europe. Bénéficiant du plan Marshall alors qu’elle n’était que peu touchée par la Seconde Guerre Mondiale, c’est à son tour de donner un coup de main dans des projets qu’elle décidera seule de financer. L’Europe se construit sans la Suisse. Que la Suisse aide à construire l’Europe. Pour l’avenir des autres et du sien !

19.11.2006

République banlieusarde et Helvetia régionale

medium_fr-78-ve.gifAvez-vous déjà remarqué qu’en Suisse on parle de « région » et qu’en France, le terme désignant une aire géographique relativement identique dans sa structure est appelée « banlieue » ? La banlieue lausannoise, la banlieue zurichoise... Non, les termes de région lausannoise et de région zurichoise sont plus utilisés que le terme région parisienne. Quoique...La région parisienne est souvent associée dans les discussions que j’ai avec des Parisiens dans des phrases du style « ce musée est en région parisienne » , « nous avons fait un pique-nique en région parisienne » alors que le 9-3 c’est la banlieue, ça pue, c’est dégueu, ça craint, on n’y va pas pour voir des musées et encore moins pour y faire un pique-nique.

« La banlieue. » J’y vais tous les jours de la semaine ou presque, puisque mon école est dans le « neuf-trois », le « nonante-trois » ou le « quatre-vingt treize » pour parler « francillogique », à Saint-Denis. De par son caractère cosmopolite et abritant des Cités, des gens de différentes couleurs de peau, d’origines et de différentes religions, il fait bien politiquement de taper sur la banlieue ou de dire qu’on en vient, qu’on y a vécu ou qu’on en est l’élue ou l’élu et qu’on se promène pour rencontrer la population, comme on y va dans un zoo pour voir les animaux. Par simple utilisation du mot, la banlieue n’apparaît dans l’imaginaire collectif qu’en « région » parisienne. Paris est donc l’unique ville française ayant des banlieues. Marseille à « ses quartiers ». C’est tout ce qu’on lui a donné en dehors de son périmètre. M6 avec son si bien nommé « Zone Interdite » et UMP-TV avec son si bien nommé « Droit de Savoir » (TF1 pour ceux qui n’avaient pas remarqué que même le logo est presque identique, à part les lettres) nous gratifient de documentaires sur des violences urbaines, sur des crimes commis, des morts pour subvenir à leur audimat leur permettant entre deux show de télé-réalité de faire de l’audimat pour payer les factures à la fin du mois. M6 et UMP-TV ont chacun des studios dans cette « banlieue », à la Plaine St-Denis, dans ce « Droit de Savoir en Zone Interdite. » Un chroniqueur sur France2 dans l’émission « On n’est pas encore couché » demandait même à ce que plus aucun argent ne soit distribué dans des endroits où les lois de la « République » ne sont pas respectées. Bref, il ne fait pas bon vivre dans une « banlieue », sorte de « déchet » urbain, périphérique, décentré, déconcentré pour les politiciens et même les simples citoyens. Tellement décriée qu’un slam a été dédié à St-Denis pour contrebalancer sa mauvaise image prétendue.

À côté du mot « Banlieue »,   j’ai noté que la « République » était un terme très important en France. Alors que la plupart des pays européens sont des républiques, telles que l’Allemagne, l’Italie, la Suisse ou l’Autriche, dans aucun de ces pays, le terme « République » ne tient une signification identique à celle en France. À côté de la République, il y a cette pensée unique, une « République Une et Indivisible » qui étouffe toutes les différences qui font que parfois on se sent fier d’être ce qu’on est parce qu’on est différent, qu’on vient d’ailleurs, qu’on n’est pas de Paris. La « République » est garante d’unité, d’égalité, de fraternité... Une image marketing parfaite, incolore, inodore, vide de sens à mon goût. Une image-façade permettant de s’y réfugier lorsqu’on ne sait plus quoi dire.

medium_Republique.jpg Curieux pays qui, comme on m’a dit, a lutté pour avoir un seul roi, l’a décapité et depuis ne cesse de le pleurer. Où tous ses présidents se comportent comme des Napoléons modernes avec 6 motards-flic devant et 2 autos-poulets derrière la voiture impériale. Majestueuse Statue-République trônant sur son socle Place de la République, fière, digne, imposante, écrasante, hypnotisante, tournant le dos à la banlieue et Bobigny, regardant en direction de Neuilly ou plutôt Versailles. Miteuse Statue-Helvetia, assise, sa perche et son bouclier suisse posés contre un mur, contemplant le Rhin, courbée sur une balustrade contemplant la région bâloise.medium_Helvetia_blickt_auf_den_Rhein_in_Basel.jpg
Tout ça pour dire que j’ai le sentiment que la République et la Banlieue sont des termes opposés dans l’imaginaire collectif français. Alors que la première est une représentation fausse de ce qu’elle représente pour son caractère annulant tout ce qui ne serait pas « républicain » et donc « acceptable », la seconde est une représentation fausse également parce que la banlieue ce n’est pas que des violences, des jeunes enragés. La banlieue est peuplée des membres de la République un point c’est tout. Rien de plus et rien de moins ne devrait être dit. Pour les politiciens, qu’ils en parlent positivement ou négativement fait d’elle automatiquement un endroit à priori stigmatisé.

Fédéraliste suisse convaincu, je pense que la République française devrait être plus ouverte sur ses différences, sur ses différentes cultures, être « fédérale » dans tous les sens du terme, ne pas s’imposer comme une dictature machiavelo-éclairée, mais comme un élément fédérateur, de cohésion qui va au-delà du sens voulu, qui entre en plein dans le sens imaginé et non fantasmé.

Imaginons un instant une République Fédérale Française, acceptant les différences qui font de chacun un tout, unis dans la diversité. La France désire une Europe la respectant pour sa langue, son histoire, ses racines, mais refuse par principe républicain de faire de même pour ses régions et leurs langues, leurs histoires et leurs racines. Il ne doit y avoir qu’un seul modèle, basés sur des principes datant de 1789, dans un monde autre qu’aujourd’hui, totalement différent qu’en 2006. La République banlieusarde est peut-être l’avenir de cette République artificiellement créée après une Révolution ayant découlé sur les Droits de l’Homme. Intégrant autrement des valeurs « républicaines », repensant sa légitimité, ses racines et son utilité. La Ligne 12 du Métro parisien, station Concorde, reprend le beau concept des Droits de l’Homme intimement liés à la naissance de cette République. Avec une faute d’orthographe. Le texte n’est donc plus parfait dans sa forme, mais le reste dans son fond. Comme la République française d’aujourd’hui. Et comme devrait l’être la Banlieue.

Toutes les notes